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Portrait des propriétaires de la Vienne

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ruraleDans une enquête unique en son genre, le Syndicat départemental de la propriété privée rurale de la Vienne dévoile le surprenant visage des propriétaires ruraux du département et soulève de nombreuses questions sur la gestion du foncier rural.

Plus âgés et plus nombreux qu’on ne le pensait, et disposant très majoritairement de petites surfaces, c’est le portrait des propriétaires ruraux de la Vienne révélé par une étude du Syndicat départemental de la propriété privée rurale de la Vienne (SDPPR 86).

 

Une étude fiable

Réalisée sur la base des données cadastrales, l’étude a mis en évidence un nombre de propriétaires nettement supérieur aux estimations antérieures, ils sont près de 80 000 au lieu des 40 000 dont on parlait jusque-là.

La propriété rurale s’avère très fragmentée : la surface moyenne par propriétaire est de 6,4 hectares et 60% des terres agricoles du département appartiennent à des personnes possédant moins de 50 hectares. Quant à la moyenne d’âge des propriétaires elle est élevée : 67% d’entre eux ont plus de 60 ans.

 

L’enjeu du foncier

Pour Gérard Ducellier, le président du SDPPR 86, qui a présenté les résultats de l’étude lors du dernier Conseil d’administration de la Fédération nationale de la propriété privée rurale (FNPPR), la propriété foncière doit être mieux traitée par les politiques agricoles. « On observe déjà des difficultés d’installation pour les jeunes agriculteurs. Mais la fragmentation de la propriété, dont on peut penser qu’elle va s’accentuer, risque de soulever de nouveaux problèmes, y compris pour les exploitants en place. »

En effet, les propriétaires de petites surfaces sont dans une position peu favorable vis-à-vis d’un droit rural complexe, d’une imposition élevée et de rendements modestes. « Les pouvoirs publics devraient rapidement réfléchir à ces questions. Est-ce qu’à l’avenir les agriculteurs vont devoir financer euxmêmes l’achat des terres, ou bien envisage-t-on de moderniser le marché du foncier et les relations entre bailleurs et preneurs ? »

 

Élargir l’étude

Le Conseil d’administration de la FNPPR a fortement apprécié le travail réalisé. La FNPPR envisage donc de réaliser des études similaires dans d’autres départements, de 5 à 10, peut-être davantage, « pour pouvoir étayer un argumentaire pertinent et fiable dans le cadre des négociations politiques et de la représentation des intérêts des propriétaires. » Le travail réalisé localement pourra ainsi être extrapolé à l’échelle de la France.